Le langage des abeilles
Les abeilles possèdent un sens très développé de la communication entre elles. Ce que nous appelons langage des abeilles est un « un code de signaux », mais pas une langue proprement dite, qu’elles utilisent pour communiquer par des échanges tactiles.
Chez les abeilles, la communication est reliée à des comportements comme l’identification, les soins ou la danse des butineuses, qui renseigne leurs congénères sur le lieu exact de la récolte.
Trois types de signaux : tactiles, chimiques et vibratoires.
Les signaux tactiles : perçus par les antennes, ils permettent de reconnaître la position des congénères. Elles se touchent les antennes pour transmettre les informations, mais sont aussi impliquées dans des comportements complexes comme l’échange de nourriture, la trophallaxie.
Les signaux chimiques : chaque individu peut émettre des substances chimiques qui, perçues par les congénères, déclencheront chez eux un comportement spécifique. Ces substances, les phéromones, sont capables de modifier la physiologie de l’individu. Ainsi, le couvain, qui désigne l’ensemble des nymphes, des larves et des œufs, protégé par les ouvrières d’abeilles, émet des phéromones permettant aux ouvrières d’apprécier l’âge, la caste et les besoins de l’individu.
Les signaux vibratoires : la danse en rond et la danse en huit réalisées sur les rayons permettent de renseigner les congénères sur la position d’une nourriture ou les sites de nidification permettant l’essaimage.
La danse en rond : elle est exécutée par les butineuses qui ont trouvé une source de nourriture à moins de 80 mètres de la ruche. Elles se déplacent en petits cercles sur les cellules des rayons en changeant de direction tous les deux ou trois tours. La vigueur est en rapport avec la concentration en sucre du nectar de la source !
La danse frétillante : ou danse en huit. Lorsqu’elles ont trouvé un butin distant de plus de 80 mètres, elles effectuent une danse en forme de huit sur les cellules des rayons qui sont en position verticale. La barre du huit donne la direction. La danseuse frétille et émet des sons au milieu du huit puis revient par la droite et par la gauche. L’angle que forme la barre du huit par rapport à la verticale correspond à la direction du butin par rapport à la droite que forme la ruche avec le soleil. Lorsqu’elles parcourent la partie rectiligne du huit, elles effectuent des frétillements dont la fréquence renseigne sur la distance du butin : 9 ou 10 frétillements en 15 secondes correspondent à une distance de 100 mètres, deux frétillements à 5 kilomètres.