La France championne des dépenses publiques
La France figure dans le trio de tête mondial pour les prélèvements obligatoires avec un taux de 47,5 % du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2020 . Pour cette même année, il était de 41,3 % au niveau de l’Union Européenne
Ces prélèvements obligatoires prennent la forme d’impôts dont l’objectif est de financer les dépenses prévues par le budget de l’État, de cotisations sociales qui servent à financer les prestations sociales et de taxes fiscales.
Nous sommes aussi trop bien placés pour la dépense sociale, avec 30 % du PIB consacré à la dépense sociale. Une somme principalement consacrée aux retraites et à l’assurance maladie qui place la France très largement au-dessus de la moyenne de l’OCDE, autour de 20 % du PIB.
Malgré cela, nous avons des taux de chômage et de pauvreté structurellement élevés. De plus, notre modèle est financé en partie, par de la dette.
Se pose toujours le report de l’âge de la retraite et le constat d’un temps de travail inférieur à nos voisins.
En ce qui concerne le domaine de la santé, nous avons des dépenses très élevées et un hôpital public pas meilleur que les autres, avec les problèmes accentués sur les dernières années.
Les dépenses de fonctionnement de l’État et des collectivités pèsent trop lourd dans la balance publique, l’ensemble représentant un surcoût administratif.
Les spécialistes reconnaissent que la plupart de ces mesures seraient plutôt facile « à coucher sur le papier », mais se trouvent difficiles à mettre en place, du fait, en particulier, des habitudes des Français.
Une réforme des retraites et une meilleure gestion des frais de fonctionnement permettraient de réduire substantiellement les dépenses, et avec elles les prélèvements.
J-P.B