Évolution de nos retraites et position du CPSTI
Les Echos des Retraités n° 200 décembre 2024
L’exposé des motifs de l’article 23 du Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS – octobre 2024) prévoit que la revalorisation automatique des pensions de base aura désormais lieu en juillet de chaque année, au lieu de janvier. Il est expliqué que les pensions de retraite ont été jusqu’alors protégées des conséquences de l’inflation « du fait du mécanisme d’indexation sur l’inflation, mais aussi de la revalorisation anticipée des pensions en juillet 2022 ».
Pour tempérer la situation, il a été annoncé qu’un geste pourrait être fait pour les petites retraites : « Nous pouvons faire ce décalage et protéger les petites retraites. Le minimum vieillesse sera revalorisé au 1er janvier et nous allons avoir une discussion sur le seuil de retraites qui sera protégé et ne sera pas impacté. Est-ce 1 200 €, 1 400 €, ou 1 600 € ? Il faut avoir ce débat pour ne pas pénaliser les plus fragiles des retraités ».
Dans un communiqué de presse publié le 21 octobre et reproduit ci-dessous, l’assemblée générale du CPSTI, pilote et garant des réserves financières de la Retraite Complémentaire obligatoire des Indépendants (RCI), a rendu à l’unanimité, un avis défavorable au projet de la loi de financement de la sécurité sociale.
L’avis négatif du CPSTI est notamment justifié par l’impact considérable de ce texte sur les retraites des indépendants. En effet, ce texte prévoit un décalage de la revalorisation des prestations vieillesse d’un semestre (du 1er janvier 2025 au 1er juillet 2025). Ce délai impacterait lourdement le régime de Retraite Complémentaire des Indépendants (RCI) et affecterait plus particulièrement les femmes retraitées indépendantes. Du fait de ce décalage, et suivant l’hypothèse d’une inflation moyenne de 1,8 %, la revalorisation des pensions pour la Retraite complémentaire des indépendants (RCI) atteindrait 0,2 % seulement en juillet prochain.
J-P.B