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Des évolutions dans le domaine de la santé

Les Echos des Retraités n° 192

DÉPASSEMENTS D’HONORAIRES

Médecins spécialistes, de plus en plus de dépassements d’honoraires

Plus de la moitié des médecins spécialistes libéraux pratiquent des dépassements d’honoraires. Quels sont les spécialistes qui facturent le plus ? Dans quel département ?

Explosion des dépassements honoraires.

En vingt ans, la proportion des médecins en secteur 2 (dépassements d’honoraires) est passée de 37 % à 51 % selon un bilan de l’Assurance-maladie. Ce sont en grande partie des médecins spécialistes : anesthésistes, gynécologues-obstétriciens et ophtalmologistes. Au contraire, la part des généralistes installés en secteur 2 diminue passant de 14 % à 5 %.

Où paye-t-on le moins ?

Les dépassements d’honoraires des médecins spécialistes n’est pas la même selon les départements. C’est à Paris où le dépassement est le plus important : 108 % par rapport au secteur 1 (sans dépassement) et 66 % dans les Hauts-de-Seine. À l’opposé, c’est en Aveyron que les dépassements d’honoraires sont les plus mesurés avec 13 %.

Pourquoi de tels dépassements ?

Il est évoqué, le coût d’entretien et de modernisation des appareils médicaux, notamment en ophtalmologie ou en gynécologie.

Les bases de remboursements par l’Assurance maladie ne suivent pas forcément l’évolution de l’environnement économique.

Des solutions existent-elles pour les éviter ?

Une négociation préalable peut toujours être tentée.

SUPPRESSION DE LITS DANS LES HÔPITAUX

4300 lits supprimés dans les hôpitaux français en 2021qui ont créé dans le même temps 2700 places d’hospitalisation partielle (soins sans nuit). Le total de places en ambulatoire ressort à 82500, soit 9000 de plus en cinq ans).

En plus de l’épidémie de Covid-19, qui a encore conduit l’an dernier à fermer des services et des chambres doubles, les capacités hospitalières ont aussi subi des «contraintes de personnel ne permettant pas de maintenir les lits», explique la direction statistique des ministères sociaux (Drees).

Le « numérus clausus » a conduit à supprimer un grand nombre de personnel médical, et l’aspect des rémunérations en plus d’horaires inadaptés a accentué cette tendance.

Le plus d’ »administratifs » se fait au détriment des tâches médicales.

Covid-19 et virage ambulatoire

Le virage ambulatoire avait de grandes ambitions pour réformer la santé en France et redresser la barre de ses finances. L’idée est simple : réduire le temps passé par les patients à l’hôpital et déplacer des actes hors les murs de la structure hospitalière. Moins de lits, moins de personnel et, donc, un bilan supposé moins coûteux. notamment en chirurgie.

De plus, l’hospitalisation à domicile a également enregistré une nette progression de ses capacités, de 6,8% après un bond de plus de 10% en 2020. Ce mode de prise en charge représente désormais 7,6% des capacités totales en hospitalisation complète » hors psychiatrie, contre 2,1% en 2006.

L’hôpital public en danger

Avec les fermetures de lits, les démissions en cascade du personnel hospitalier, les fermetures de services spécialisés dans tous les hôpitaux, assiste-t-on à la fin du modèle français ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au 31 décembre, les 2.984 hôpitaux publics et privés disposaient de plus de 382.000 lits d’hospitalisation complète, soit 4.316 de moins en un an. Un chiffre provisoire en léger repli par rapport à 2020 (-4.900) mais encore supérieur aux baisses constatées avant la crise sanitaire. Au total, plus de 21.000 lits ont été supprimés sur la période fin 2016-2021 correspondant en majeure partie au premier quinquennat d’Emmanuel Macron. Soit deux fois plus que sous son prédécesseur François Hollande (-10.000) mais nettement moins que durant le mandat de Nicolas Sarkozy.

ÉVOLUTION DE LA CARTE VITALE

La carte vitale devient numérique

Une carte vitale numérique, c’est possible ? Huit départements l’expérimentent avant sa généralisation en 2023.  Comment cette e-carte vitale fonctionne ? L’ancienne carte sera-t-elle encore valable ?

Les Français qui ont déjà une e-carte vitale

Plusieurs assurés volontaires testent une carte vitale dématérialisée sur leur téléphone (smartphone) dans plusieurs départements. La carte vitale numérique sera généralisée progressivement à tous les Français en 2023.

Comment fonctionne cette e-carte vitale ?

Concrètement, les assurés téléchargent l’application «apCV». Leur carte vitale est ainsi dématérialisée sur leur téléphone. Les professionnels de santé scannent un QR code généré par l’application. Un code PIN à quatre chiffres permet de sécuriser l’accès à l’e-carte vitale.

Faut-il jeter sa carte vitale classique ?

95 % des Français ont un smartphone. Une proportion qui s’amenuise chez les 75 ans et plus : 36 % d’entre eux ont un smartphone. La carte vitale classique sera toujours valable.

Abandon de la carte vitale biométrique ?

Cet été 2022, le projet de la carte vitale biométrique avait été relancé pour lutter contre les fraudes aux prestations sociales. Ce projet semble abandonné par son surcoût.

                                                             J-P.B