arrow_upward arrow_upward

Fédération UNIRC

  /  Les Echos des Retraités n° 185   /  Articles n° 185   /  Réflexions sur l’accompagnement du grand âge

Réflexions sur l'accompagnement du grand âge

Les Echos des Retraités n° 185

Après la pandémie que nous venons de vivre, le confinement répété, et la longue sortie de crise, sanitaire, sociale, économique, il faudra faire les comptes. Les montants qui ont été accordés, et qui étaient indispensables, devront être remboursés. Certains commerces obligés de fermer de longs mois ont dû emprunter, quelle que soit leur catégorie d’entreprise. Certains salariés ont dû adopter le chômage partiel. Tout cela a un coût pour l’économie, que les Français devront assumer.

LA SANTÉ : en ce qui concerne la santé, les hospitalisations et les dysfonctionnements de prise en charge ont montré les limites de notre organisation sanitaire, bien qu’elle soit une des meilleures du monde. L’accompagnement des personnes âgées, surtout celles en grande difficulté a été plusieurs fois sur le devant de la scène des critiques. Depuis des années, toutes les organisations de retraités demandent continuellement d’augmenter les moyens et le personnel dans les hôpitaux, décisions qui sont trop souvent reportées à « plus tard ».

La longévité a un coût de soins indispensables qui doivent être pris en compte dans nos hôpitaux. Son tarif journalier est bien remboursé par l’assurance maladie (sécurité sociale) et par nos « complémentaires santé ». Les patients les plus âgés bénéficient d’une chirurgie et de soins améliorés.

Les besoins de prise en charge, soit pour un maintien à domicile, soit dans un EHPAD, pâtissent du manque de personnels qualifiés pour l’accompagnement des personnes âgées.

D’autre part, les citoyens seniors critiquent d’avoir été trop protégés, confinés à l’extrême, pour les plus âgés. Les visites non autorisées des familles et amis ont beaucoup manqué dans les EHPAD. Leur état général s’est dégradé, l’isolement a accentué l’ennui des personnes très âgées et a contribué à développer d’autres pathologies préoccupantes.

Les décisions qui ont été prises par autorité envers les petits commerces de proximité ont fortement pénalisé la population dans les petites communes isolées.

VACCINATION :  l’espoir est présent pour chaque retraité, concernant la vaccination. Elle est engagée, mais les difficultés de livraison des vaccins perturbent à la fois les impatients à la vaccination et les plus sceptiques, qui ne savent quoi penser. Ce sera pourtant le seul moyen qui pourra réduire les contaminations et nous redonner la liberté d’avant.

Qu’en est-il des réformes prévues des retraites ! Les jeunes générations ont tout intérêt à soutenir cette solidarité, s’ils ne veulent pas être pénalisés dans l’avenir par les futures lois du grand âge. Ils bénéficieront ainsi, plus tard, des avantages accordés. La crise va faire ressortir la vulnérabilité des personnes âgées en perte d’autonomie. Les autorités ont été critiquées, l’on n’avait pas assez demandé l’avis des retraités, || est bien compliqué de prendre des mesures qui soient acceptées sans contestation.

L’année 2020 va peut-être démontrer l’étendue des savoirs que nous devons transmettre. Les jeunes générations ont plus que jamais besoin de nos connaissances et de l’expérience des aînés pour relancer les commerces de proximité, sans oublier les métiers de l’artisanat.

Nous avons suffisamment donné pendant notre carrière d’indépendant pour améliorer les conditions de la sécurité sociale des indépendants.

                                                                       P.G.