Diminution de la CSG des retraités fin 2018

Face à la colère des retraités touchés par la hausse de la CSG et non compensée par la baisse de la taxe d’habitation concomitante, le gouvernement, de l’aveu même du Premier ministre, Édouard Philippe, a promis de « rectifier le dispositif CSG » pour la fin de l’année 2018. Cette promesse rectificative a peut-être été prise sous l’influence des journalistes qui ont bien défendu notre cause en trouvant injuste qu’une personne qui vit seule paie cette taxe supplémentaire à partir de 1200 € de revenus par mois.

Des courriers avaient été envoyés par l’UNIRC, au Premier ministre, à Mme la ministre de la Santé, au ministère de l’Action et des comptes publics, au président du sénat et du parlement, etc., pour soutenir les foyers concernés par les modifications sociales et fiscales envisagées, qui concerneraient 100.000 ménages. Cette modification sera profitable au contribuable qui perçoit la plus faible retraite et qui ne paiera plus de CSG et ce, lors du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, approuvé fin 2018. En bénéficieraient, ceux dont la pension principale est au-dessous du seuil d’imposition, même si le conjoint perçoit une retraite au-dessus des montants imposables, « l’addition des deux retraites faisant passer, légèrement, au-dessus du seuil du revenu fiscal de référence et donc, les deux personnes qui composent le foyer sont actuellement imposables à la nouvelle CSG de 1,70 %». 

Les retraités concernés attendront avec impatience, fin 2018, les conditions de revenus pris en compte par cette modification, d’autant plus que l’ensemble des salariés ont reçu une compensation de cette CSG, dès le début 2018, par une baisse de leurs charges sociales.

Depuis le début 2018, les seuils sont fixés à 14.404 € de « revenu fiscal de référence » pour une personne seule et 22.095 € de « revenu fiscal de référence » pour un couple. En-dessous de 11.019 € (918 € mensuels) pour une personne qui vit seule, aucune taxe n’est due. Entre 11.019 € et 14.403 €, pour une part de référence, la personne est prélevée d’une CSG au taux réduit de 3,80 % et seulement la CRDS de 0,50%.

Pour deux parts, en-dessous de 16.902 € (1408 € par mois), aucune taxe n’était prélevée ; de 16.903 € à 22.095 € pour deux parts, il était prélevé un taux réduit de 3,80 % avec possibilité de déduire 3846 € par demi-part supplémentaire (si telle est votre situation, ancien combattant ou en invalidité, ou avec une personne à charge, par ex.). Au-dessus de 22.096 €, à compter de mars 2018, vous payez la totalité, soit : 6,60 CSG + 1,70 CSG + 0,50 CRDS + 0 30% de CASA, ce qui fait 9,10 %.

Cette explication devrait en rassurer quelques uns. Pour les revenus de placements financiers, les charges sociales sont plus élevées. Nous étions prélevés de 15,50 %, depuis la nouvelle CSG, les charges sociales sont de 15,50 % + 1,70% = 17,20 %.

On nous dit que les retraités « doivent participer à la relance de l’économie ». Il me semble que ce refrain est souvent employé pour nous faire avaler la pilule. Lorsque nous étions en activité, on nous faisait bien payer pour les retraités et aujourd’hui, c’est l’inverse ! Alors je vous laisse en tirer la conclusion vous-mêmes.

 
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