Edito Juillet 2013

Après une année d’une nouvelle majorité, on peut affirmer qu’une majorité de Français n’est pas enthousiaste aux réformes qui nous ont été présentées, sur des sujets peu enclins à redynamiser l’activité. Parmi les promesses du Président, celles de rendre la France plus compétitive et d’inverser l’évolution du chômage ne sont pas au rendez-vous. C’était malheureusement à prévoir. La consommation et les investissements doivent être relancés sans tarder.

 Depuis des décennies, nos majorités successives ont pris la mauvaise habitude de vivre au dessus de leurs moyens, en compensant notre déficit par des emprunts.
Emettre des emprunts est compréhensible, lorsqu’ils servent à relancer l’économie, retrouver une croissance, créer du travail pour nos générations en activité. Leurs cotisations équilibrent tous nos régimes sociaux, en santé, retraite, allocations familiales, etc. Tandis que, accorder des allocations sociales par l’emprunt est une solution de facilité, mais, qui est néfaste pour notre situation budgétaire.

Revenons aux modifications sociales :

  • Sur nos retraites : Elles ont été revalorisées au 1er avril de 1,30%, y compris la retraite complémentaire du RSI, facilitée par le regroupement des complémentaires, celle des artisans et celle des commerçants. Ce chiffre ‘’soit disant’’, maintient notre pouvoir d’achat. Nous allons nous en contenter sans contester, puisque les salariés ont eu une augmentation plus faible. Ces 1,30% seront déjà amputés des 0,30% de cotisations, payées par les retraités imposables. De nouvelles réformes seront nécessaires en 2014, en dépit du déferlement de critiques, sur les réformes de 2003 et 2010, qui sont indispensables pour maintenir la fiabilité de nos retraites de base.
  • Sur la santé : Rien ne nous indique en ce début de mandat, une quelconque volonté de réorganisation pour retrouver un équilibre financier. La redondance des actes en médecine de ville ou à l’hôpital est une réalité. Un nouveau parcours de soins pour les personnes âgées, moins axé vers les urgences, est en discussion.
  • Sur la perte d’autonomie : Les réunions se multiplient, on reconnait une volonté d’aboutir à un financement supplémentaire de l’APA. L’exigence de solidarité est essentielle, le renoncement aux soins aujourd’hui est incontestable, les dépassements tarifaires en sont pour quelque chose. En ces temps de chômage, des emplois qualifiés traditionnels doivent être relancés dans le secteur du maintien à domicile.


Les réformes de notre protection sociale sont indépendantes du budget de l’état, mais sont les fondations d’un redressement financier possible. Quand est-ce que les dérives connues de certaines branches de la S.S, y compris celle des allocations familiales seront-elles régularisées ?
C’est bien là tout le paradoxe d’un gouvernement de gauche qui ne mette pas toute son énergie pour ramener les comptes de la sécurité sociale à l’équilibre.

Nous sommes conscients que la situation est dramatique, que nous devons aller vers un budget plus restrictif. Nous attendons toujours un exemple de nos dirigeants politiques réduisant les dépenses de fonctionnement de l’état.

Pierre GODET

 
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